Comment faire fortune avec le manioc ?

faire fortune avec le manioc

Comment faire fortune avec le manioc ? Faisant partie de la famille des plantes dicotylédones, le manioc est originaire d’Amérique centrale, Amérique du Sud et se trouve particulièrement dans le sud-ouest du bassin amazonien. Le manioc est plus exploité sur le continent africain où on retrouve plusieurs de ses produits dérivés.

Comment cultiver le manioc pour avoir un bon rendement ?

Le manioc est un légume racine qui est bien familier au continent africain. Les maniocs sont des tubercules comestibles dont la longueur varie entre 20 et 80 cm. Ils ressemblent à des pommes de terre de grande taille.

Zone de culture du manioc

Le manioc est une plante de la zone tropicale humide. Il s’adapte bien à toutes les conditions de climat sauf celles à zones tempérées, très froides et très désertiques comme l’Europe et le Sahel. Toutefois, de même nature que toutes les plantes, ses rendements dépendent des conditions du climat et du sol.

faire fortune avec le manioc

Pour obtenir un meilleur rendement avec le manioc,

il faut un climat du type :

  • Température moyenne variant entre 23 et 25 °C tout au long de l’année
  • Pluviométrie annuelle variant entre 1200  et 1800 m
  • Durée de la saison sèche : 2 à 3 mois (parfois 6 mois)

Un sol du type : 

  • Sol argilo-sableux
  • sol sableux enrichis de matières organiques

Toutefois, éviter les sols de bas-fonds, les sols à pente forte, les zone mal drainées et les périodes sécheresse pendant les 3 premiers mois.

L’usage du Manioc

Le manioc contribue à l’alimentation humaine et animale. Ce tubercule est aussi utilisé dans les industries textiles et dans la papeterie. Les feuilles et les racines du manioc sont grandement utilisées en Afrique.

1. Usage alimentaire

Très riche en eau et en amidon, le manioc renferme de l’énergie. Beaucoup de produits sont dérivés du manioc : le célèbre attiéké, le placali, le gari, foutou, concondé, akpessi, atoukpou , pain, gâteau, bière, liqueur, alcool, tapioca et la pâte dentifrice. Les feuilles de manioc sont très riches en fer, ce qui facilite la digestion alimentaire.

tapioca, produit dérivé du manioc
le Tapioca, produit alimentaire dérivé du manioc

2. Usage animal

Les animaux mangent tout ce qui  provient du manioc (feuilles, écorces, tiges)

3. Usage industriel

Une grande diversité de produits provient du manioc. Nous pouvons citer entre autres les produits séchés, l’amidon, la fécule ou encore le sirop de glucose. Ces produits sont utilisés par les industries agro-alimentaires, papier, textile, édulcorant, confiserie, pharmacie, colle et assaisonnement.

Comment faire fortune avec le manioc ?
Sirop de Glucose, produit industriel dérivé du manioc

Comment mettre en place une plantation de manioc ?

  1. Le choix du terrain

Le manioc est une plante qui aime les sols riches et organiques. Pour ce faire, ayez une préférence pour un sol avec une texture sablo-argileuse. Les sols hydromorphes ne sont pas compatibles avec le manioc. Le manioc est adapté à un terrain plat, en pente et d’accès facile pour que l’écoulement de la production soit aisé.

2. Préparation du terrain

Étant donné que le manioc aime les sols riches en matières organiques, il faut enfouir le sol de débris végétaux lors du labourage.

3. Choix et préparation des boutures de manioc

Il faut Prélever des boutures de 10 à 20 cm de long (4 à 6 nœuds) sur des tiges saines de 7 à 8 mois d’âge.

Pour obtenir une bonne plantation, il faut :

  • Utiliser des boutures saines
  • Éviter les pieds attaqués par les ravageurs et les maladies
  • Couper la bouture avec un sécateur ou une machette
  • Éviter les parties fortement tendres
  • Éviter de planter les boutures à l’envers
  • Faire la bouture avant la plantation

4. La plantation
Les dates de plantation varient selon les régions et les localités. Le conseil est qu’il faut toujours faire la plantation au début des saisons pluvieuses. Un jeune manioc ne résiste pas à la sécheresse

5. Mode de plantation

Les boutures de manioc peuvent être plantées sur des terrains plats, sur des buttes ou encore sur des billons. Néanmoins, il est mieux de les planter sur un sol bien labouré.

6. L’entretien

L’entretien dans le procédé de la plantation du manioc concerne le désherbage, le remplacement des pieds manquants, la fertilisation et la protection de la culture.

  • Le Désherbage : le désherbage est à la fois manuel et chimique. Pour le désherbage manuel, sarcler la plantation enherbée. En général, 4 sarclages par an suffiront largement. Le désherbage chimique concerne les herbicides qui ne sont pas sélectifs pour le manioc. Pour un hectare, veuillez utiliser 4 litres d’herbicides.
  • Remplacement des pieds manquants : Le remplacement des pieds manquants intervient 15 à 21 jours après la plantation si le taux de levée est inférieur à 90 %.
  • Fertilisation organique : 10 tonnes de fiente de poule par hectare ou autres types de fumiers suffiront largement
  • Fertilisation minérale : Très tolérant aux sols pauvres en phosphore, il peut en général pousser même en l’absence de fertilisation minérale. Cette capacité vient du fait d’une association formée avec un groupe de champignons du sol appelés “mycorhizes à vésicule et arbuscule”. Ces mycorhizes, présentes pratiquement dans tous les sols, s’introduisent dans les racines du manioc et se nourrissent des glucides qu’il produit.
    En échange, leurs longs filaments de mycélium apportent à la racine du phosphore et des micronutriments qu’ils vont chercher dans un volume de sol bien plus vaste que celui à la portée de la racine elle-même. Cette association symbiotique permet au manioc d’absorber assez de phosphore pour une croissance saine.

Cependant, pour mettre sur pied une fertilisation minérale réussie, vous pouvez suivre cette procédure :

– dolomie à la dose de 100 kg par hectare lors de la préparation du sol ;
– NPK (10-18-18) à la dose de 300 kg par hectare 60 jours après plantation ;
– Urée (150 kg/ha), phosphate tricalcique (100 kg/ha) et KCL (250 kg/ha) 60 jours après plantation.

tranches d'ignames

Comment se fait la récolte du manioc ?

Pour avoir un bon rendement avec la culture du manioc, pensez à bien labourer le terrain.

1. Récolte des tubercules

Le moment de la récolte change avec les variétés et avec ce qu’on veut faire du manioc.
– Le manioc a un cycle de 12 à 24 mois. Si vous voulez le manger, récoltez-le à partir de 12 mois.
– Pour le vendre à une usine, récoltez-le entre 15 et 20 mois.
– Si c’est pour nourrir les  animaux, récoltez-le très tard, lorsque les racines sont plus grosses

La récolte se fait par arrachage des pieds. Coupez avec une machette les tiges à peu près 50 centimètres au-dessus du sol. Le rendement que l’on obtient varie en fonction du sol, des variétés et la façon de cultiver. Le rendement moyen généralement obtenu avec les variétés améliorées varie entre 20 et 30 tonnes à l’hectare.

2. Le Recepage ou la récolte des tiges

La récolte des tiges intervient au moins sept mois après plantation. Coupez avec une machette les tiges à 10 cm au-dessus du sol. Sur un sol pauvre, un apport, après le recépage, de 300 kg par hectare d’engrais NPK (10 18 18) permet d’améliorer la croissance des plantes recépées. Les boutures prélevées sont utilisées pour la mise en place d’une nouvelle plantation.

3. Conservation des tubercules

La conservation du manioc sur pieds est la seule véritable manière de maintenir la fraîcheur des racines tubéreuses plus longtemps.
Conserver les tubercules dans des sacs en jute enroulés dans des bâches en plastiques (2 à 3 semaines) ou à l’intérieur des tranchées sous un hangar (6 à 8 semaines).

4. Conservation des tiges

Les tiges peuvent se conserver 4 à 6 semaines au plus. Elles doivent être stockées verticalement (l’extrémité basale étant enfoncée légèrement dans le sol) dans un endroit bien ombragé.

La transformation du manioc

Le manioc est l’un des produits vivriers qui subit plusieurs transformations alimentaires et industrielles.

Comme dérivé alimentaire, nous pouvons citer attiéké, foutou, gari, toh, ragoût, tapioca, placali, liqueur. Rutuku est une liqueur artisanale distillée devenue vulgaire en RDC. Cette liqueur provient d’un mélange de maïs et de cossettes de manioc broyés dans un moulin ou pilés au mortier, puis fermentés dans un tonneau hermétiquement fermé. Au niveau industriel : amidon, farine, pain, granulé, apprêt de textile. La balle reste dans votre camp si vous voulez faire fortune avec le manioc.

Source : ANADER

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